Les tensions en entreprise: le nouveau risque social

Comment le confinement a impacté le climat social 

Le retour en entreprise approche. Il est accompagné d’une angoisse généralisée qui prend de l’ampleur jour après jour. Cette angoisse risque fort de se transformer en tension le jour de la reprise. A un moment où l’entreprise est déjà malmenée par une crise économique sans précédent, les tensions sociales sont sur le point de complexifier encore la reprise. Si rien n’est fait, la fracture sociale sera renforcée, les différences accentuées et les conflits en augmentation.

Le stress, l’angoisse, l’anxiété latente que nous vivons depuis le 17 mars dernier ont modifié les circuits neuronaux de notre cerveau. Alors, au-delà de toutes les théories, au-delà de toutes les belles intentions, il faut agir. Mais pour agir, il faut comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là aujourd’hui.

Le confinement , le télétravail et moi...

Chacun a vécu le confinement et le changement des conditions de travail associé de manière personnelle. Si certains ont vécu le confinement dans l’isolement le plus total, d’autres, au contraire, ont été contraints de vivre dans une promiscuité nouvelle. La gestion de la charge de travail a également été modifiée. Pendant qu’une partie de la population était au chômage partiel, l’autre avait des journées interminables.

Alors, avons-nous vécu une expérience commune pendant le confinement ?
Oui, nous avons vécu une expérience sociale comparable, et ce, même si notre environnement, notre charge mentale étaient différents. On peut s’attarder sur les différences, envier les uns ou les autres, ou au contraire toujours trouver pire.

Ou alors, nous pouvons regarder ce que nous avons en commun et renforcer la cohésion sociale

Si nous ne l’avons pas vécu de la même manière, nous avons tous vécu de la frustration, la crainte d’être contaminé pour nous-mêmes ou nos proches, une privation de nos libertés et des contraintes nouvelles dans notre quotidien.

Tout notre vécu depuis le 17 mars a déjà modifié nos comportements et nos réactions face aux autres. Notre cerveau est là pour maintenir notre intégrité physique, mais il ne fait pas la différence entre une peur projetée et un danger immédiat. Que l’on pense intensément à un souvenir, que l’on craigne le futur ou que l’on soit dans l’instant, les circuits neuronaux et les neurotransmetteurs qui entrent en action sont les mêmes : le cerveau ne fait pas la différence entre le passé, le présent ou le futur.

De plus, le cerveau met en place les mêmes mécanismes de protection que ça soit face à un tigre aux dents de sabre que face au coronavirus : accélération du rythme cardiaque, augmentation de la pression artérielle, hypervigilance et hyperréactivité au monde extérieur, etc. Tout ceci n’a qu’un seul objectif pour notre corps, nous préparer à la fuite ou à l’attaque. Or, ni l’un ni l’autre n’aura lieu.

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Et le 11 mai, que se passe-t-il alors?

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À présent, parlons du retour au travail le 11 mai prochain.
Si le déconfinement est une source de soulagement pour tous, le retour au travail et tout ce que cela implique l’est moins. L’usage des transports en commun est une appréhension et sera la source d’un stress supplémentaire. Le redémarrage des écoles, s’il est vécu d’une part comme un soulagement par beaucoup de parents, il est également à l’origine d’une organisation à réinventer, d’une inquiétude sur la propagation du virus et d’un questionnement sans fin. Et ce n’est là qu’une infime partie de toutes les problématiques à venir.
Quelle importance pour l’entreprise me direz-vous ?
Elle est majeure. Si rien n’est mis en place, l’entreprise va devenir le lieu de cristallisation de toutes les angoisses et c’est une cocotte-minute prête à exploser que les salariés vont retrouver.

Chez U-Kemm, nous avons développé des outils uniques pour cette situation afin de reconstruire les liens, de ré-engager les équipes. Non, il ne s’agit plus pour les entreprises de faire des team-buildings avec des kaplas ou de jouer au baby-foot.
Il s’agit de travailler en profondeur pour, d’une part désamorcer les tensions et, d’autre part, pour recréer l’engagement.
Les études menées sur le déconfinement dans les autres pays, les études menées sur nos comportements pendant le confinement, l’expérience des sous-mariniers, etc. permettent non seulement de comprendre ce qui se joue, mais également d’apporter des solutions aux tensions.

Comment faire baisser les tensions ?

Une des étapes du désamorçage est de permettre au maximum de personnes de prendre conscience de leur propre fonctionnement, de ce qui a changé chez elles et chez les autres. C’est aussi former les managers, mais les former non pas à être managers, mais à cette nouvelle problématique. L’approche vis-à-vis de leurs collaborateurs ne peut plus être celle d’hier. Le manager se doit de prendre en compte l’empathie tout en étant capable de récréer de l’engagement et d’impulser la direction. Il doit également être en mesure d’identifier les détails qui permettent d’anticiper le mal-être, tels que l’irritabilité ou l’isolement, et d’agir en fonction.

Chez U-Kemm, nous vous proposons une approche unique basée sur l’expérientiel. En effet, pour que les tensions soient gérées au regard du nouveau contexte, il est, d’une part nécessaire de comprendre et d’autre part de ressentir la différence.

C’est pourquoi notre approche se fait en deux temps. D’abord une première phase dite d’explication. Cette étape vise à faire comprendre le fonctionnement du cerveau, les mécanismes de réactions des émotions et les conséquences physiologiques et comportementales. La deuxième phase d’expérientiel est tournée vers le ressenti et l’émotion.  Nous permettons aux managers de ressentir ce qui se joue en lui pour identifier ensuite, chez l’autre, les comportements annonciateurs de mal-être ou de tensions éventuelles. L’émotion joue un rôle essentiel car elle permet d’ancrer ce qui est appris et que cela devienne du domaine de l’acquis.
L’objectif final de tout ceci est de permettre au collaborateur de remettre du sens dans son travail, au manager d’être dans son rôle de chef d’orchestre et à l’entreprise d’avoir des salariés engagés, qui ont envie d’aller plus loin et qui portent l’entreprise vers l’avant.

Même si la corbeille de fruits n’a plus sa place, même si le bocal de fraises tagada est remisé au placard, il existe mille et une façons de se réinventer, de tirer des leçons, d’apprendre de tout ceci.
Pour l’entreprise il faut trouver comment aller de l’avant face à la crise qui s’annonce.

La bonne gestion de l’humain n’est plus dans ce cas une option, c’est désormais une obligation.

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