L’ Engagement en période complexe, pourquoi est-ce important ?

L'évolution de l'engagement

Depuis 2002 et les recherches de JK Harter et FL Schmidt, nous savons qu’il y a un lien fort entre l’engagement collaborateur et l’impact sur les indicateurs de productivité et de performance financière.

Pourtant en 2017, Gallup publiait des chiffres alarmants sur l’engagement : 90 % des salariés français seraient désengagés.

La crise sanitaire n’a malheureusement pas amélioré l’engagement des salariés. Le confinement a bousculé les règles et les paradigmes en modifiant les habitudes de travail et en remettant en cause la profitabilité à n’importe quel prix. Une prise de conscience collective s’est faite.

Mais la réalité économique rattrape les bonnes intentions. 3 mois après la sortie du confinement, la crise économique devient patente. Le chômage partiel maintient sous oxygène les entreprises, mais les premiers PSE, accords de rupture conventionnelle collective, etc. commencent à arriver.

Dans de telles conditions, certains se demandent si agir sur l’engagement à du sens. Est-ce utile d’essayer de maintenir l’engagement quand l’entreprise essaye déjà de maintenir la tête hors de l’eau ?

Ma réponse est sans conteste oui.

Commençons par le point de vue économique puis déroulons jusqu’à l’impact sur nous.

Si rien n’est fait, les entreprises vont encore perdre en performance et accroitre la problématique de rentabilité de l’entreprise. En partant du principe qu’avant la crise seuls 10 % des salariés étaient engagés, il y avait déjà là une source d’amélioration de la performance de l’entreprise. En effet, des collaborateurs plus engagés font preuve d’initiatives et sont plus constructifs. Des qualités indispensables pour traverser cette période complexe. Plus que jamais, il faut être créatif, adaptatif et ouvert aux changements. D’où la nécessité de maintenir une équipe engagée et avec un objectif clair.

 Si rien n’est fait en période d’incertitude par l’entreprise, les conséquences seront non seulement sur la productivité, mais aussi sur les comportements et plus généralement sur les personnes.

L'incertitude, facteur de stress

L’incertitude crée une peur chez l’être humain. Cette peur grandit petit à petit. Elle est alimentée par les rumeurs et prend de plus en plus de place dans l’imaginaire, dans notre vie. Notre cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est imaginé et ce qui est réel. À force d’imaginer le pire, notre corps réagit comme si c’était réel. Les personnes ayant ‘peur de manquer’ ont tendance à consommer plus de calories pour compenser « le manque ». Cette crainte devient donc réelle pour les personnes. Quel que soit le sujet de préoccupation (peur d’être malade, peur de pertes financières, etc.) notre cerveau met en place toutes les mécaniques dont il dispose pour maintenir notre intégrité. Si l’information initiale est fausse, la réponse ne sera alors pas adaptée.

L’incertitude va donc enclencher un phénomène de stress latent et des réponses physiologiques. Le stress latent a de nombreux impacts sur la santé des personnes, notamment une baisse du système immunitaire, l’augmentation du rythme cardiaque, etc.

En prenant en compte l’effet « confinement », qui avait déjà impacté durablement le fonctionnement de notre cerveau, nous allons obtenir une équation nouvelle, mais surtout un état de fragilité que nous ne connaissons pas.

Le tableau semble noir, mais l’est-il vraiment ?
Non, tout simplement, car nous avons aussi le pouvoir d’agir. En prenant conscience de ce qui se joue, mais aussi en remettant les choses à leur juste place ce n’est plus une fatalité.

Repartir vers l'avant

Pour améliorer l’engagement, il faut commencer par travailler sur le sens. Redonner du sens, partager la stratégie de l’entreprise, expliquer en quoi chaque personne à un rôle à jouer permet de remettre du sens au quotidien et de donner un but concret aux personnes.

Cet objectif collectif permet non seulement de sortir de l’isolement du télétravail, mais permet aussi aux personnes de focaliser leur attention sur d’autres sujets que « la peur ». Petit à petit elle prend moins de place.  En étant acteur on reprend la maîtrise.

Les bénéfices deviennent alors multiples :

  • Engagement des collaborateurs
  • Créativité et adaptativité
  • Moins de stress
  • Amélioration du bien-être global de l’entreprise
  • Baisse des tensions

Maintenir l’esprit d’équipe, l’engagement, la solidarité et aider à retrouver du sens : voilà les nouveaux challenges des dirigeants.

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